Une librairie, c'est le paradis. Y a des livres partout, plein de documents à toucher, à feuilleter, des assemblages de papier reliés qui paradent sur leurs étals. Du bonbon.
La semaine dernière, pour un anniversaire, je suis entrée une librairie, une vraie là, typique, pas une librairie qui vend l'album de Gart Brooks et des hochets en gelée de fraise sous un même toit. Pas le genre non plus à rassembler les livres de cuisine et de pop-psycho sur un promontoire immense et cacher les romans près de la toilette des employés .
À l'intérieur de la boutique, il n'y avait pas un chat, sauf une vendeuse, qui m'a fait un sourire en entrant. En fait, lorsque je lui ai demandé conseil, je me suis rappelée qu'elle n'était pas une simple commis qui pitonne des chiffres dans une caisse. C'était une libraire. Non seulement elle a su me conseiller, mais elle savait sur quelle rangée se trouvait la réponse à chacune de mes interrogations, sans me dire «Va voir le gars au kiosque d'information, il va fouiller dans l'ordinateur».
Le bonheur?
La différence entre la libraire est la vendeuse est simple. La vendeuse te demande sur un ton blasé si tu vas prendre un sac avec tes achats, avant de mettre la main sur son cellulaire pour texter sa best. La libraire, elle, va te demander si tu savais que Tonino Benaquista sera de passage au prochain salon du livre.
Ça torche.
Le pire, est que j'ai encore le réflexe d'aller chez les colossales librairies. On dirait qu'elles crient plus fort qu'elles existent.
Il faudrait aimer mieux.
* L'utilisation du féminin est purement fortuit et basé sur un fait vécu qui s'est produit entre le 3 et le 7 novembre.
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Il y a 12 heures
2 notes:
Je salive... il existe encore des lieux comme ça?? On veut une adresse!!
Cindy :D
Pour le cas qui nous concerne ici, c'est Gallimard, sur Saint-Laurent. Mais il y en a une d'autres. Près de chez moi, par exemple, il y a Raffin. Mon ami ne jure que par Olivieri.
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