jeudi 15 octobre 2009

Changer le monde par les troubles alimentaires

C'est d'un malsain.
Je fais une fixation avec la nourriture.
Submergée par la culpabilité du fait que la société (non, pas la nôtre, américaine plutôt) cuisine moins de 27 minutes quotidiennement, ma conscience a décidé que je ne sombrerais pas dans ces statistiques.
Noooooo way.

Samedi matin, mes œufs s'accompagnaient de la recette de compote de tomates que Josée Di avait partagé la veille dans son spécial déjeuner. Je n'avais rien d'identique à ce que la recette demandait, j'ai donc improvisé. Je me suis sentie suiveuse, parce que c'était clair que le Québec en entier s'était déjà promis de l'essayer au cours du week-end. Le Subconscient a bien tenté de me rassurer en me disant que la feuille de menthe, l'ail pré-haché et les tomates italiennes amochées coupées en gros dés lui conférerait son caractère unique.

Lundi, pour jouer l'indépendante, je cuisais un jambon, pour moi toute seule, un quatre livres de fesse bien musclé, que j'ai envoyé mijoter à feu doux, en le gargarisant au préalable d'une bière rousse qui traînait au frigo. De la cannelle, une carotte, un céleri, de l'ail avec encore la pelure dessus, une robe en beurre de pommes et cinq heures plus tard, mon gros jambon était cuit.

Le lendemain, pour ne pas manger la même chose, je concoctais une chaudrée de maïs et de jambon. Au diable la recette, fuck les chefs, j'en suis une top, de la chaudrée, c'est pas compliqué.
J'ai mis quatorze tasses de bouillon de poulet.
Et pas une seule de crème ou de lait.
Avec son teint translucide, la chaudrée n'avait rien d'une chaudrée, mais tout de la soupe au blé d'Inde.
Personne au monde fait ça, de la soupe au blé d'Inde.

Entretemps, j'ai aussi cuisiné une armée de muffins aux carottes.

Je peux désormais nourrir deux centres de la Petite Enfance, ouvrir une succursale de Première Moisson et selon mes calculs, je pourrai même envoyer du jambon à la frangine au mouroir de Calcutta.

J'espère qu'ils ont un micro-onde.

2 notes:

La Belle Voisine a dit…

J'habite juste à côté, pis j'aime ça, moi, le jambon...

Maman a dit…

(sourire)

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