Il y a quelques années, j'ai écrit un courriel à Ricardo.
J'avais besoin d'un conseil.
Le Subconscient venait à peine de passer son premier mois en ma compagnie. C'était la Saint-Valentin. J'étais arrivée chez lui avec des sacs remplis de fruits. J'avais envie d'une fondue au chocolat.
Catastrophe culinaire et remarquable échec pour célébrer cet amour naissant. Le chocolat, chauffé au bain-marie et surveillé par l'œil attentif du Subconscient pendant que je tranchais des kiwis, a commencé à évacuer une épaisse couche huileuse, qui ne s'est plus jamais amalgamée au mélange.
On l'a mangé pareil, parce qu'on était jeunes, cheap et amoureux.
Échaudée, je ne voulais plus jamais que pareille honte vienne se couvrir sur mes idées sucrées pendant mes dates.
C'est ainsi que j'ai écrit à Ricardo. Ma lettre est passée quelques mois plus tard dans son magazine. C'était en 2006.
Et ce matin, pendant que je me cherchais quelque chose à concocter en cette journée pluvieuse, j'ai retrouvé ma lettre, au fin fond des autres questions de sa rubrique 911.
Ça me fait tout drôle, d'être anonymement archivée sur le site qui porte le nom de Ricardo, mais où jamais on ne voit son visage.
Depuis plus de 3 ans, quand je fais de la fondue, j'ajoute du lait ou de la crème au chocolat.
Vraisemblablement, je ne me suis jamais rendu à la fin de sa réponse avant aujourd'hui.
L’Asie, mon refuge
Il y a 14 heures
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