mercredi 16 septembre 2009

Toucher et brûler

Dans un musée, dans un jardin, dans les magasins, je ne peux m’empêcher de toucher tout ce qui défile sous mes yeux. Que l’on me prive de ce plaisir est un irritant qui joue sur ma joie de vivre. Et personne n’a envie que ça arrive.

Hier, à Jérusalem, secouée par toutes ces choses à assimiler en quatrième vitesse, ces souks où des cordonniers vendent leurs ceintures de cuir, les épices qui débordent des jarres en terre cuite et où on n’a qu’à tendre la main pour s’emparer d’une poignée de jujubes multicolore, j’ai été incapable de toucher.

Le mur des Lamentations, mille fois plus petit que l’image que je m’en étais faite, le tombeau de Jésus à la fin de son chemin de croix, les pierres deux fois millénaires, je n’ai rien touché, comme si le fil ténu entre le rêve et la réalité allait se briser.

J’en ai même oublié de prendre le pilon en photo. Sacrilège.

Mais on peut le voir plus bas, ici, sur le balcon de ma chambre d’hôtel. Derrière, c’est la mer.

La mer Morte.

(Et on dira ce qu’on voudra, quand on a des plaies sur les jambes parce qu’après 15 ans, on ne sait toujours pas se raser sans se blesser, une saucette dans cette eau remplie à 33% de sel a de quoi faire blasphémer. )

0 notes:

Enregistrer un commentaire

 
TopBlogues